Oh Byzance – Oh miroirs électifs

Nous sommes à l’est d’Istanbul, point d’impact des Islams et Chrétientés de toutes sortes. Aux confins d’une Turquie où se sont succédé les vendettas d’esprits et de sangs, les Empires et les folies de grandeurs. Devant nous, le ressac paisible d’une mer Noire enserre Amasra, minuscule port de mer, ou un peu plus loin, coincée dans l’écrin des montagnes, la ville ottomane de Safranbolu.

Séparées l’une de l’autre par quelque 200 kilomètres de routes sinueuses et vivant toutes deux au rythme saisonnier du tourisme intérieur turc, ces villes et leurs régions s’offrent à l’oeil comme des lieux d’histoire en exergue des pôles de villégiature ordinaire.

Au détour des rues et des flots d’échoppes locales, de jeunes filles en fleurs et leurs prétendants s’évadent le temps d’une promenade à l’abri des regards. Aux abords, de multiples étales, chantiers et industries où s’insèrent la faune locale — vieillards, travailleurs et enfants occupants ce territoire les uns après les autres. Ils y ajoutent, une génération après l’autre, une énième couche de sens et de vie à l’ère du tourisme contemporain, où la vie quotidienne des autochtones se mélange et se combine avec celle des visiteurs pour qui le moment est une aventure.

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We are East of Istanbul, impact point and Islams and Christendom of all kinds, at the borders of Turkey where successive vendettas of spirits and blood, Empires and dreams of grandeur have took place through history.

Before us, the peaceful waves of the Black Sea surrounds a thin peninsula where resides Amasra, a tiny seaport, or, wedged in the lush of the Anatolian mountains and saffron flowers, the ottoman town of Safranbolu.

Separated from each other by 200 kilometers of winding roads and both living in the seasonal rhythm of Turkish domestic tourism, they offer themselves to the eye as places of history and resort for outsiders and foreign folks.

In the streets, a constant stream of people visiting the city.  Tourists, locals, young boys and girls escaping out of sight for brief and frivolous walks. Around, many stalls, shipyards and industries where the local fauna – elders, workers, children and animals – occupy theses places and landscape, one generation after another, adding yet another layer of meaning and life by their own successive presences.

Initiated with the candid bet of street photography, this ongoing project try to take a look at these places and their deployment in the era of modern tourism and the complex and sometime antinomic contemporary Turkish society. Where the everyday life of locals combined itself with those of visitors for who the moment is an adventure and forging today’s identities.